1. Bienvenue!

« Gohan desu ! » 

 

Au Japon, cette exclamation joyeuse rassemble les plus jeunes et les plus âgés autour de la table pour le petit déjeuner, le déjeuner ou le dîner. Elle n’est exclusive à aucun repas et n’a pas besoin de l’être. « Gohan » signifie « riz » et il est rarement absent du menu. 

 

Jadis, il existait très peu de localités sans marché de riz. La plupart des anciens magasins de riz ont aujourd’hui disparu, mais à Kesennuma, le dernier fragment d’une longue tradition, une boutique à l’architecture singulière qui a rempli des bols de riz pendant des générations, perdure. Bienvenue au magasin de riz Takeyama ! 

 

Son histoire commence en 1877, et cinq générations l’ont depuis guidé à travers d’importantes évolutions et ont répondu à de nombreux défis. L’entreprise déménage pour occuper son emplacement actuel en 1900 lorsqu’elle est ravagée par le grand incendie de 1914 pendant l’ère Taishō. 

 

Un autre incendie fait rage dans le quartier pendant l’ère Shōwa en 1929 et à la suite de ce désastre naît le bâtiment principal visible aujourd’hui, conçu dans un style architectural japonais traditionnel et construit en environ un an et demi. Comme de nombreuses constructions de la zone portuaire, sa forme singulière est dictée par les lignes du site sur lequel il se trouve. En 2005, il est enregistré comme bien culturel tangible du Japon. 

 

En 2011, le grand tsunami provoque l’inondation du bâtiment avec presque trois mètres d’eau de mer. Les vagues ont arraché l’avant-toit et une petite aile derrière l’entrepôt, mais la majeure partie du bâtiment principal a survécu et est actuellement en cours de restauration. À l’extérieur du bâtiment, un côté a été peint en incluant un léger changement de couleur afin d’indiquer la hauteur atteinte par l’eau. Ce changement se situe à mi-hauteur du mur à deux étages ! 

 

 

Une annexe ayant été achevée en 2017, le magasin consiste aujourd’hui de la nouvelle annexe, du bâtiment principal à forme singulière de 1930 et d’un entrepôt en pierre datant du début des années 1900. La ville l’a enregistré en tant que bien culturel tangible en 2017. 

 

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